Musée virtuel, la mort de Sonic, faux logiciel de triche

par | Avr 2023

Début mars avait lieu le festival Press Play de Colomiers (31), auquel j’ai apporté mon expérience tant dans la définition du contenu de la partie jeu vidéo (en lien avec le service culturel et la médiathèque) que l’organisation sur place et la modération sur les deux rencontres avec des créateurs de jeux vidéo.

Cette édition avait un contenu varié, un angle culturel prononcé, tout en laissant la part belle au jeu en libre accès, sans autre prétention que le divertissement. Une belle programmation pour un beau festival auquel j’ai beaucoup aimé contribuer et qui me motive à orienter un peu plus mon activité vers des prestations de ce type. Alors pour faire simple :

CECI EST UNE ANNONCE
si votre structure organise un festival du même type et pense que mon expertise en matière de culture vidéoludique peut y apporter une plus-value, EMBAUCHEZ-MOI !

Merci de votre attention 🙂
bonne lecture,

– Niki

L’actu Atelier Pop Culture et Ludistart

“Nuit de la lecture” à la médiathèque de Grenade-sur-Garonne

Les visites sous-marines, ça vous branch(i)e ? Via l’asso Ludistart, les bibliothécaires de Grenade-sur-Garonne empruntent un casque VR et animent trois sessions de balades sous-marines la semaine du 10 au 16 avril. De quoi expérimenter la rencontre avec dauphins, orques, otaries, mais aussi méduses géantes et baleine bleue. L’immersion n’aura jamais eu autant de sens que dans cette animation !

En ce mois d’avril, on a aussi le plaisir de voir tourner notre exposition sur le jeu vidéo comme objet culturel, le temps d’un festival à Deuil-la-Barre.

La sortie du film d’animation Super Mario Bros. début avril, c’est évidemment l’occasion d’organiser un tournoi Mario Kart sur grand écran au cinéma Véo de Muret !

Enfin, avril c’est aussi le moment dédié à la journée professionnelle autour du jeu vidéo à la médiathèque départementale de la Haute-Garonne. Thématique de mon intervention : les liens entre arts et jeux vidéo !

Ce mois-ci j’ai joué à…

Atari 50: The Anniversary Celebration

Titre : Atari 50: The Anniversary Celebration
Genre : compilation
Studio : Digital Eclipse
Éditeur : Atari
Prix : 39,99 €
Joué sur : Switch, dispo sur tous supports
PEGI : 16

Atari 50: The Anniversary Celebration (bande-annonce) est une compilation de jeux Atari (eh oui) mais aussi un musée virtuel retraçant l’histoire de la société, de ses débuts à nos jours.

Pionnière dans le jeu vidéo, la société a été fondée en 1972 par Ted Dabney et Nolan Bushnell. Deux illustres concepteurs, qui ont développé Computer Space, la première borne de jeu commercialisée (et le jeu éponyme qui va avec) mais aussi le célébrissime Pong, qu’on sait tous imiter parfaitement avec nos mains tout en faisant blip bloup avec la bouche.

Cinquante ans plus tard, cette compilation est entre nos mains. Lancer une partie de jeux Atari rétro des années 70 à 90, pourquoi ? Eh bien non seulement ça reste sympa à jouer (plus que sympa, certains jeux sont même vraiment cool et le gameplay n’a pas vieilli) mais on y perçoit aussi l’intérêt patrimonial, historique. Tout d’abord, on peut constater manette en main une certaine évolution du média sur plus de 90 jeux, réparties sur cinq décennies. Mais surtout, particulièrement intéressant pour qui apprécie l’histoire du jeu vidéo, il y a un musée virtuel. Et il est vraiment chouette.

Des affiches de jeux, des manuels d’utilisation, des extraits de documentaires, des interviews… tout est traduit en français, organisé chronologiquement, et passionnant. Ça parle même d’une époque faste durant laquelle la drogue circulait à toute vitesse dans les bureaux de la compagnie. Probablement un passage qui vaudra à la compilation son PEGI 16, les jeux eux-mêmes (ou du moins ceux que j’ai testé) n’étant pas problématiques.

Si la compilation n’avait contenu que les jeux, j’aurais été intéressé mais pas aussi emballé. La présence de ces archives, de cette visite commentée virtuelle est un ajout important à l’expérience, qui fait passer Atari 50: The Anniversary Celebration d’une chouette liste de petits jeux rigolos et sympathiques à un must have pour les curieux de la culture vidéoludique.

Atari Games Library

Un peu d’actu

Dupond et Dupont dans la bande annonce du jeu Tintin

– On a une bande-annonce pour le prochain jeu Tintin et… disons que les avis sont mitigés. Le studio espagnol Pendulo est aux commandes (Runaway en 2003, mais aussi plus récemment les décevants Blacksad et Alfred Hitchcock Vertigo) soutenu par l’éditeur Microids, très habitué aux adaptations de BD en jeu vidéo.

– Une adaptation qui, elle, fait plutôt l’unanimité, c’est la série télé The Last of Us (bande-annonce). La saison 1 s’est terminée mi-mars et les critiques, fait rare pour une adaptation, sont très positives. Neuf épisodes d’une heure pour suivre l’histoire d’un des jeux les plus marquants de la PlayStation. La saison 2 est déjà annoncée.

– Le CNC subventionne la conception et la réalisation de jeux vidéo à travers son Fonds d’Aide au Jeu Vidéo. L’aide à l’écriture a pour but de soutenir cette phase cruciale qu’est la rédaction du Game Design Document, c’est-à-dire le document qui contient toutes les bases et règles du jeu. Curieux de voir à quoi ressemblent les dossiers de présentation des projets qui ont postulé à cette aide ? Le CNC a inauguré la scénariothèque. Les concepts de jeux présentés ici deviendront peut-être, ou pas, des jeux finis. Il est néanmoins très intéressant de voir les processus et idées qui peuvent germer dans l’esprit des créateurs et comment elles sont mises en pages.

Sonic est mort ! C’est le point de départ du jeu The Murder of Sonic the Hedgehog. Un jeu sorti dans la surprise la plus totale le premier avril, annonçant la mort du célèbre hérisson bleu, sous la forme d’un visual novel reprenant les poncifs du roman noir, le tout gratuit sur PC… le poisson d’avril de SEGA est réussi.

Extrait du jeu, Amy : "Someone murdered my darling Sonic!"

Dans les médias

ivre, il crée un jeu culte

Minecraft est le plus grand jeu de tous les temps

La chaîne YouTube EGO est une nouvelle entrée dans mon top 5 des chaînes jeu vidéo. Dans cette vidéo à la fois instructive et poétique, il nous explique pourquoi, selon lui, Minecraft est le plus grand jeu de tous les temps. Et immanquablement, ça donne envie de relancer une partie.

Génération jeu vidéo, en fait tout va bien

Génération jeux vidéo : en fait tout va bien

Epsiloon est un magazine de vulgarisation scientifique fondé par les journalistes dissidents de Science et Vie, lors du rachat par Reworld (ceux qui ont racheté Gamekult récemment, vous suivez ?).
Bref, un magazine scientifique de qualité qui dans son numéro de mars offre un dossier sur les conséquences du jeu vidéo sur la santé. Violence, bien-être, capacités cognitives… tout est passé à la moulinette de la science.

Super Mario Kart a 30 ans

Les playformances à Lyon

Je ne l’envisageais pas spécialement en créant cette newsletter, et pourtant me voilà à partager un post LinkedIn. Guillaume Magnies, cadre au sein du studio lyonnais Old Skull Games, a assisté à une représentation des Playformances. Une expérience théâtrale peu commune, qu’il nous raconte ici.

Une p’tite anecdote pour terminer ?

cheater

Dans la culture du jeu vidéo, le piratage et la triche font partie du folklore et des habitudes de certains. Selon les jeux et les moyens alloués, les studios de développement peuvent passer du temps à essayer d’enrayer ces deux fléaux. Avec parfois des solutions originales et amusantes !

Un grand classique consiste à rendre les jeux piratés ultra difficiles, jusqu’à ce qu’il soit impossible d’y prendre le moins plaisir. Une version craquée du jeu de tir Serious Sam 3 vous enverra un arachnoid invincible qui traquera et harcèlera votre personnage jusqu’à la mort. Le jeu de rôle Earthbound sera rendu absurdement difficile, mais si vous parvenez tout de même à la fin, le jeu s’arrêtera avant sa conclusion et vous renverra au menu principal… toutes sauvegardes effacées. Parfait pour frustrer les pirates qui auront sué sang et eau pour rien !

Un moyen amusant de gérer les tricheurs sur les jeux multijoueurs consiste à les faire s’affronter entre eux. C’est ce qui arrive sur Dark Souls 2, Call of Duty Warzone ou encore Max Payne 3. Regroupés dans des arènes prévues pour l’occasion, les tricheurs se retrouvent à combattre dans des parties dans lesquelles tout le monde triche et perdent alors tout intérêt de jouer.

Face aux cheaters qui pourrissent les parties en ligne, certains prennent les devants. Le YouTubeur ScriptKid a créé un faux logiciel de triche pour le célèbre jeu de tir compétitif CS:GO. Plusieurs “punitions” sont déclenchées par le logiciel à l’encontre du joueur tricheur. Celui-ci pense pouvoir voir à travers les murs ? Boum ! le logiciel prend le contrôle de son personnage, jette un cocktail molotov à ses pieds et se laisse mourir ! Il est face à un ennemi, arme au poing, prêt à tirer ? Paf ! son personnage jette son arme au sol, laissant le joueur surpris et désarmé face à son adversaire ! Il veut activer la visée automatique ? Bang ! le logiciel déclenche une grenade aveuglante par surprise, et pendant quelques instants d’égarement, son personnage jette ses armes. Et le joueur se retrouve ainsi au milieu du combat, désorienté et sans rien pour se battre… Pour voir ce que donne ce logiciel de génie en action, c’est par ici.

Le sujet est intarissable mais il faut bien finir, alors citons cette situation cocasse et éducative. Le jeu Game Dev Tycoon (bande-annonce) vous met à la tête d’un studio de création de jeux vidéo. À vous de gérer les plannings, les budgets, les recrutements et évidemment la production de votre jeu. Mais si votre exemplaire est piraté… Le jeu qu’a développé votre studio virtuel le devient aussi ! Vous perdez alors tous vos revenus et c’est le game over. Une bonne leçon pour les pirates !

Bon mois d’avril à tous, on se retrouve début mai !